Nos conseils et notre expérience à votre service

Réussir ses plantations

Quand commander ses plants ?

16 mois minimum à l’avance pour obtenir un numéro de clone spécifique ! Les greffons (cépages et leurs clones) sont commandés au CIVC bien en amont avant le greffage.


Bien choisir son porte-greffe :

Bien choisir son porte greffe est primordial pour la pérennité de vos parcelles. C’est pourquoi il est important d’avoir une bonne connaissance de son terroir et de s’appuyer sur une analyse de sol. Un pépiniériste local sera toujours plus qualifié pour vous conseiller.


Quand arracher ?

Le plus rapidement possible après les vendanges. Plus vous attendrez et plus le risque de mauvaises conditions climatiques sera élevé, comme par exemple un automne pluvieux rendant l’entrée avec un engin lourd sur la parcelle difficile, des formations de mottes et une terre compacte.


La préparation du sol :

Après arrachage des pieds et avant la fin des grosses gelées d’hiver, vous devez décompacter le sol puis par la suite commencer à l’affiner avec, dans l’idéal, un roto-bêche.

Tout engin lourd sur la parcelle est à proscrire après le passage de l’hiver. Même les micro-tracteurs tassent les sols en profondeur asphyxiant le sous-sol et compromettant le développement du plant de vigne. A noter qu’un micro-tracteur étant souvent équipé d’outils de petite taille effectuera beaucoup de passage sur une parcelle.

Afin d’éviter tout tassement du sol et la formation de mottes, il faut toujours travailler sur un sol sec et ressuyé.

Pour obtenir une plantation avec des hauteurs de plants bien régulières, il faut un sol bien nivelé sans mottes.

Il est toujours plus facile d’éliminer les mauvaises herbes avant la présence des plants, c’est pourquoi il est conseillé d’effectuer un dernier passage de motoculteur juste avant plantation. Une fois l’hiver passé, il faut obtenir un sol bien nivelé et sans herbes. C’est pourquoi nous recommandons le passage d’un motoculteur, plus ou moins gros en fonction de la surface à travailler (possibilité d’en louer chez des spécialistes de la location de matériels).

Astuce : pour savoir si votre terrain est suffisamment meuble, prenez une fiche béton ou en bambou, on doit réussir à l’enfoncer d’une main sans trop forcer sur au moins 30 cm de profondeur et ceci à n’importe quel endroit de la parcelle.


La plantation :

– Retirez vos plants chez nous qu’au dernier moment ainsi ils resteront dans de bonnes conditions de conservation en chambre froide.

– Laissez les plants le plus longtemps possible dans les sacs fermés à l’abri du vent et du soleil (30 minutes d’exposition suffisent pour dessécher les racines).

– Les outils pour planter : notre expérience nous montre que pour un terrain ayant une préparation conforme le plantoir de vigneron reste le plus efficace (voir les différentes raisons sur ce lien : https://pepinieresdanieldumont.fr/plantoir-viticole/).

– Concernant les racines, laisser 3 cm maxi pour une plantation au plantoir de vigneron ou équivalent.

– Bien resserrer la terre contre les racines. Un coup de talon avec le pied permet de tasser la terre sur les 10 premiers centimètres, alors que les racines se situent en moyenne à 20 cm de profondeur… Le plantoir de vigneron est là encore l’outil le plus adapté.


Entretien des plants :


Concurrence racinaire des mauvaises herbes

– Traiter vos plantes plus fréquemment et ce pendant toute la période végétative de la vigne. Les jeunes plants sont plus sensibles au mildiou et à l’oïdium, provoquant une perte du feuillage précocement. Cela a pour conséquences une absence d’aoûtement à l’automne et une insuffisance des réserves dans le bois augmentant la sensibilité au gel d’hiver et de printemps.

– Zéro concurrent autour des jeunes plants. En cas de printemps ou été sec, la concurrence hydrique sera fatale. A l’inverse, si trop d’humidité, la pression des maladies cryptogamiques sera beaucoup plus élevée.

– Protéger vos plants du travail mécanique. Même s’il n’existe pas encore de solution miracle, le plus concluant étant d’avoir une protection solide de chaque côté du plant. La première année de plantation, en aucun cas le plant ne doit bouger lors d’un travail du sol, car ceci implique forcément la cassure de radicelles, un décollement du talon et donc un potentiel dessèchement des racines.

– Privilégier un travail du sol superficiel. Ne pas travailler le sol en profondeur les 2 premières années, ce qui a pour conséquences d’augmenter l’humidité au niveau des feuilles (favorisant le mildiou), et d’accélérer le dessèchement du sol favorisant le déficit en eau des plants.

– Protéger vos plants des prédateurs (lapins, chevreuils…) si vous êtes sur une zone à risque.


L’arrosage des plants :

Nous sommes de plus en plus concernés par des printemps et été très secs, de ce fait l’arrosage des plants devient plus fréquent.  Le manque d’eau empêche le développement des jeunes racines et de la pousse. Par la suite, il entraîne la chute des feuilles et la mort du plant.

Pour un arrosage efficace, il faut apporter entre 3 et 5 Litres par plant.

L’arrosage peut être nécessaire dès le premier jour de la plantation jusqu’à la fin de l’été. La fréquence dépendra de l’humidité présente ou non au niveau des racines. Pour savoir si on doit arroser : tout d’abord ne pas attendre le premier symptôme, qui est un flétrissement des feuilles. Lorsqu’on plante un plant, le talon (là où il y a les racines) se trouve en moyenne à 20 cm de profondeur. Il suffit, à l’aide d’une bêche, de creuser un trou entre deux plants et, sur le rang d’une profondeur de 30 cm minimum, de constater s’il y a présence d’humidité ou non au niveau des racines (soit entre les 20 et 30 cm de profondeur). Il faut répéter ceci toutes les semaines en période de sécheresse afin de suivre l’évolution et de voir si un arrosage peu attendre une prévision de pluie ou pas.